Sortez du troupeau, informez-vous sur les compteurs Linky

juin 09, 2016 / 1 comments

Dans ce billet, vous pourrez lire par ordre de publication :

1/ Un tract explicatif de Smart city

2/ Le compte-rendu de PMO du mois de juin

3/ Le courrier réponse du lecteur qui explique le faux danger des compteurs Linky et les vraies raisons pour lesquelles certains s'y opposent. 

4/ Le communiqué du collectif No Linky et les liens qui expliquent pourquoi ils s'opposent à ces compteurs (avril).

1/ Le tract : cliquez ici

2/ Le compte-rendu de PMO : Les secrets de Linky

Ce qu’on apprend en infiltrant une réunion de la Métro Connaissez-vous le maillage IRIS du territoire ? Connaissez-vous l’European Power Exchange ? Connaissez-vous le résultat risible de GreenLys l’expérimentation grenobloise de compteur « intelligent » ?

On sait qu’aujourd’hui la politique est un métier, et citoyen, une occupation à plein temps (quoique bénévole), exigeant des connaissances pointues et une invincible endurance. La plupart de ceux qui s’opposent au déploiement du compteur « intelligent » Linky en font l’expérience. Comme l’ont fait avant eux, ou en même temps, tous ceux qui s’opposent aux innombrables nuisances du capitalisme technologique (incinérateurs, poubelles nucléaires, Center Parcs, cultures transgéniques, etc).

Prenez cette réunion à huis-clos de la Métro de Grenoble (Communauté d’agglomération). Nous n’étions pas censés y assister. Cela se passait « en interne », sur inscription, à l’abri d’un bloc administratif. Seuls les élus et des représentants de quelques associations domestiquées y étaient conviés. Le but de la réunion était de les fortifier face à la fronde d’une partie de la population en leur fournissant des « éléments de langage » afin de faciliter l’acceptation du compteur Linky.

Pour apprendre ce que nous avons appris et vous faire ce compte-rendu, il fallait donc :
1) Être au courant de cette réunion grâce à LinkyLeaks,
2) Se rendre disponibles au jour et à l’heure dits,
3) Rentrer sans accroc dans le bâtiment et dans la salle de réunion,
4) Maîtriser la novlangue technocratique des « intervenants », ainsi que leur jargon spécialisé, suivant leurs domaines respectifs,
5) Noter, filmer, enregistrer, analyser,
6) Faire des recherches supplémentaires et – ô combien – fructueuses,
7) Rédiger ce compte-rendu et vous l’adresser.

Il en est bien sûr de même pour tous ceux qui s’engagent un peu contre toutes les dégradations dans leur ville ou leur vie. Quant aux autres, ils ont renoncé à savoir ou préfèrent subir, alléguant le manque de temps, de capacités, de moyens, et se reposent sur les opposants « professionnels » quoique bénévoles.

Pour nos technocrates, nous sommes juste le bétail consommateur qu’il faut gérer et accommoder aux besoins du marché, par ruse ou par force. Ce que nous faisons, nous récalcitrants, ce n’est pas de l’expertise, mais de l’enquête. Nous n’y connaissons rien, ni en rayonnements électromagnétiques, ni en circuits électriques, ni en informatique. Pourtant, en lisant, en restant curieux, en cherchant partout et en faisant des liens entre tous ces domaines, nous perçons peu à peu les secrets de Linky. Ce n’est pas de l’expertise, c’est de la politique.

***

Siège de la Communauté d’agglomération Grenoble-Métropole (la Métro), jeudi 2 juin 2016. Dans une salle de réunion équipée de micros individuels et d’écrans plats, une quarantaine d’élus municipaux et de représentants de « comités d’usagers » prennent place. À la tribune, une rangée d’experts convoqués pour fournir les éléments de langage favorisant l’acceptabilité du compteur Linky auprès de la population. 2

Membres du CHASC, le Comité d’habitants auto-saisis sur les sujets qui les concernent, nous nous sommes invités afin de vous rapporter les arguments servis par :
- Le docteur Anne Perrin, biologiste, spécialiste des rayonnements non-ionisants et diplômée en philosophie,
- Olivier Masset, directeur régional d’ERDF – tout juste rebaptisé Enedis, en pleine fronde anti-Linky,
- Michèle Ragache, présidente de l’UFC Que Choisir Isère,
- Thierry Reverdy, économiste, membre du laboratoire PACTE,
- Sylain Bouchard, expert ès données à la Scop La Péniche,
- Marie Filhol, directrice de l’Agence locale Energie Climat.

Bertrand Spindler, vice-président de la Métro en charge de l’énergie et de l’économie numérique, introduit la séance. Bertrand Spindler est maire PS de La Tronche. Comme l’essentiel du personnel politique de la cuvette grenobloise, c’est un ingénieur du Commissariat à l’énergie atomique. Grenoble, capitale de la technocratie.

Spindler a une information : « le monde change » - sûrement sous l’effet de phénomènes naturels ou magiques, et non par l’activité des ingénieurs du CEA - et « le problème, ce sont les résistances au changement ». Il faut donc prendre le temps de la « pédagogie ». Sans doute victime d’un accès de dissonance cognitive, le nucléocrate cite Jacques Ellul. Pour ceux qui n’ont pas lu le pionnier de l’écologie politique, cela revient à citer Gandhi dans une réunion de marchands d’armes (lisez Ellul).

À l’issue de cette opération de « pédagogie », nous avons enquêté sur les bribes d’informations lâchées incidemment par les experts. Voici le résumé de la réunion, et le résultat de nos recherches. Cela vaut la peine de s’inviter parmi les décideurs, mais surtout de comprendre de quoi ils parlent exactement.

À propos de la santé

La biologiste Anne Perrin est formelle : ni les basses fréquences, ni les radiofréquences répondant aux normes en vigueur, et quasiment rien en matière de rayonnements électromagnétiques n’a d’effet sanitaire. Les électrosensibles sont victimes de phobie. La chercheuse nous met en garde : des charlatans profitent de la peur des ondes pour vendre des produits protecteurs. C’est aussi scandaleux que de vendre des objets connectés électriques pour nous aider à « maîtriser » notre consommation d’électricité, mais Perrin ne juge pas nécessaire de le souligner.

Au fait, qui est cette péremptoire à la bouche pincée, qui semble agacée de perdre son temps devant un parterre de non-experts ? Anne Perrin est chercheuse à l’IRBA-CRSSA, l’Institut de recherche biomédicale des Armées - Centre de recherche du service de santé des armées, anciennement à La Tronche.1 Par souci d’objectivité et de rigueur de l’information, ni elle ni ses hôtes de la Métro ne se donnent la peine de signaler ce détail au public.

Anne Perrin préside l’Association française pour l’information scientifique (Afis), dont le bien nommé site www.pseudo-sciences.org est presque trop caricatural pour être vrai. On a cru à une parodie de déraison scientiste montée par des anti-industriels. On y lit des pitreries de physiciens nucléaires décorés : « L’accident de Three Miles Island a montré que le plus grand risque associé à un accident nucléaire grave est la panique qu’il peut entraîner » 2 (lisez Svetlana Alexievitch, La Supplication). On vous passe les éloges des OGM et des pesticides et autres guignoleries pseudo scientifiques. Le « parrainage scientifique » de l’Afis est fourni par des sommités telles que l’économiste Jean de Kervasdoué, l’hilarant auteur des Prêcheurs de l’Apocalypse, qui trouve les avantages du Bisphénol A sans équivalent, le diesel et le nucléaire scandaleusement diffamés, et lanceur d’alerte contre les dangers des légumes bio. Autre « parrain » de renom, le professeur Aurengo, spécialiste des rayonnements ionisants, membre de l’Académie de médecine connu pour clamer l’innocuité de la téléphonie mobile, en tant que membre du conseil d’administration d’EDF et du conseil scientifique de Bouygues Telecom.
On en passe, le comique de répétition a ses limites et ce comité scientifique comprend une trentaine de pointures similaires.

Nous aimons savoir, et la question de la nocivité des ondes électromagnétiques n’est selon nous pas tranchée. Nous étions prêts à étudier avec soin les conclusions du docteur Perrin. Patatras. Impossible d’accorder le moindre crédit à cette pseudo-scientifique aux fréquentations douteuses. On comprend que la Métro n’ait pas souhaité alimenter les inquiétudes sanitaires au sujet de Linky (sujet que nous ne considérons pas comme prioritaire dans le refus du compteur). C’est raté : le choix d’une telle intervenante et les propos de celle-ci nous porteraient presque à réviser notre jugement sur le risque sanitaire de Linky. Réaffirmons une évidence : dans le doute, il est criminel de soumettre la population entière à une expérience grandeur nature, consistant à plonger tout corps vivant dans un brouillard électromagnétique de plus en plus dense.

À propos de la collecte et de l’usage des données

Sylvain Bouchard, un geek de La Péniche (une boîte qui vend des prestations sur le web), rappelle que nul ne peut maîtriser l’usage de ses données personnelles sur le net, et que la sécurité des systèmes informatiques n’existe pas. Il nous apprend que les données de Linky seront transmises par ERDF à la collectivité locale, de façon anonymisée à l’échelle d’un ou plusieurs bâtiments. Olivier Masset, directeur régional d’ERDF – pardon, d’Enedis -, concède : « Les données sont consolidées (i.e centralisées) à la maille IRIS ». Voilà autre chose. Qu’est-ce à dire ? Demandons à l’Insee, grand collecteur de données. « Les communes d'au moins 10 000 habitants et la plupart des communes de 5 000 à 10 000 habitants sont découpées en IRIS. Ce découpage, maille de base de la diffusion de statistiques infracommunales, constitue une partition du territoire de ces communes en "quartiers" dont la population est de l'ordre de 2 000 habitants. La France compte environ 16 000 IRIS. » 3
L’Etat gère son cheptel humain de façon fine et rationalisée, grâce aux statistiques. Vous savez désormais que vous habitez une maille IRIS, laquelle est découpée, analysée, classée afin d’être administrée selon les normes liées à la quantification de nos existences. Avec les statistiques à la puissance cybernétique - le big data - nos vies sont pilotées par des machines. Linky fournira donc des données précises sur votre rue, votre quartier ou votre village. La loi sur la transition énergétique prévoit que les propriétaires d’immeubles et les collectivités aient accès à ces informations. Il ne s’agit donc pas, comme le prétend Enedis, de conserver pour nous seuls les données sur notre vie privée. D’autant que certaines collectivités, comme Grenoble, ou Enedis lui-même, ne jurent que par l’open data4 , ce qui, souligne Sylvain Bouchard, permet à des « acteurs tiers » de les utiliser. Comprenez, de vous harceler pour vous vendre leur camelote, sur les bases notamment du géomarketing, qui vous localise, analyse vos données et vous cible. « Dis-moi qui tu es et où tu vis, je te dirai ce que tu consommes », clame une boîte spécialisée.5 Avec Linky et les objets connectés, vous n’avez plus rien à « dire » vous-mêmes : vos gadgets vous dénoncent.

Hormis ces tracasseries liberticides, le geek de la soirée est fort motivé par les compteurs intelligents, puisqu’il travaille avec GEG à expérimenter VivaCité, une « démarche de gestion collaborative des 3 http://www.insee.fr 4 Les courageux peuvent consulter l’usine à gaz https://data.erdf.fr 5 http://www.geomarketing.org/geomarketing.aspx 4 données »6 . Tout comme la directrice de l’Agence locale Energie Climat, Marie Filhol. La pub de GEG pour ce énième test sur des cobayes volontaires donne une furieuse envie de fuir : « La ville de demain sera durable, connectée, collaborative », « collecter, traiter et valoriser ces data est une excellente opportunité pour innover et expérimenter ensemble blablabla », « l’énergie est au cœur des enjeux de la smart city », « grâce aux technologies numériques », « permettre à tous les acteurs de la ville d’adopter un comportement éco-responsable, de devenir consom’acteur »… On vous laisse écrire la suite, c’est facile, il suffit de piocher dans la boîte à mots des cyber-communicants.
Le hic, notent Sylvain Bouchard et Marie Filhol, c’est que la masse des consommateurs ne s’intéresse guère à ces chiffres, même collaboratifs, durables et connectés. Heureusement, ces cyber-pilotes de nos vies ont des idées : « Il y a des pistes prometteuses, comme des applis utilisant les techniques de gamification pour se lancer des défis, ou des systèmes communautaires sur les réseaux sociaux qui affichent les résultats de chacun pour voir qui est le meilleur. »
Et pour faire fonctionner tous ces smartphones, tablettes et ordinateurs branchés sur les réseaux utilisant les données stockées dans les data centers et moulinées par des serveurs, les équipes d’Enedis et les élus de la Métro pédaleront jour et nuit sur des vélos équipés de grosses dynamos. Sinon ce serait trop bête : gaspiller autant d’électricité pour tenter d’en économiser si peu ! On ne peut pas croire que nos technocrates n’y aient pas pensé.

À propos de l’utilité réelle de Linky

Léger froid à la tribune, avec l’économiste Thomas Reverdy, pourtant membre du labo universitaire PACTE. Lequel travaille à l’acceptabilité sociale au sein de GreenLys, le démonstrateur grenoblois de compteur intelligent.7

Reverdy souligne que les prix de l’électricité restent bas, mauvaise nouvelle si l’on veut faire baisser la consommation. Il a lu une récente étude de RTE (Réseau de transport d’électricité)8 qu’il résume ainsi : « Le grand risque, avec Linky, c’est qu’on n’arrive pas à faire beaucoup mieux que les compteurs "heures creuses/heures pleines" avant pas mal d’années ». Bref, « les gains économiques ne sont pas très élevés », euphémise-t-il.

Linky n’a aucun intérêt pour le consommateur. La preuve en est fournie par l’expérimentation GreenLys justement. Durant quatre ans, ERDF et ses partenaires ont testé les « effacements » (baisse de fourniture à distance) sur des cobayes volontaires. Ils ont diminué le chauffage de 1° chez ceux-ci pendant une heure ou un quart d’heure, plusieurs fois par jour. Résultat : « Au moment du retour à la consigne de l’habitant, les radiateurs tournent à plein régime pour compenser la différence de température. L’appel de puissance du logement est alors 50 % plus élevé par rapport à un jour sans effacement. Ces mêmes radiateurs consomment aussi 40 à 60 % d’énergie supplémentaires dans les minutes qui suivent le changement d’instruction. Au total, ils utilisent autour de 95 % de l’énergie effacée dans les 24 heures après la fin de la procédure. » 9 Ceci n’est pas un film des Monty Python, mais l’œuvre de nos ingénieurs. Pour obtenir une telle inefficacité, il a fallu équiper 400 cobayes de la gamme complète Wiser de Schneider Electric : une box Wiser, des Wiser H-relay, un Wiser S-Meter connecté à Linky, des Wiser smart plugs, un Wiser thermostat, un Wiser I-relay, plus les applis GreenLys sur smartphone et des « offres tarifaires innovantes simulées » sur Internet. Le tout fonctionnant à l’électricité.

*Non, Linky ne sert pas à rien. Comme l’avoue Olivier Masset, le compteur communicant a été introduit par l’Union européenne « pour faciliter l’ouverture des marchés ». Là, il faudrait un spécialiste des marchés de l’électricité, hélas, la Métro n’en a pas sous la main. Il faut tout faire soimême.

D’après un ancien conseiller de l’espace Info Energie que nous avons rencontré, l’enjeu est l’achat et la vente d’électricité, en suivant la variation des cours sur le marché de gros. L’Epex Spot (European Power Exchange) créé en 2008 est la bourse de l’électricité de plusieurs pays européens dont la France, qui gère les « marchés Day-Ahead, pour une livraison d'électricité le jour suivant, [marchés qui] sont organisés par enchère, appariant une fois par jour les courbes de l’offre et de la demande ». 10 Cette bourse gère aussi des marchés infra-journaliers et des « contrats quart d’heure ». Qui boursicote sur l’European Power Exchange ? Les producteurs et fournisseurs d’électricité, les fournisseurs municipaux ou régionaux qui livrent le client final, les gros industriels gloutons en électricité, les réseaux de transport d’électricité. Naturellement, les banques et les sociétés de services financiers, comme BNP Paribas ou la Barclays « sont actives sur le marché ».
Avec ses suivis de consommation en quasi-temps réel, Linky permet d’ajuster en permanence l’achat et la vente d’électricité sur le marché de gros. Voilà sa véritable utilité.
On comprend que l’absurdité consistant à consommer beaucoup plus d’électricité (objets connectés, data centers) pour en économiser un peu n’émeuve pas nos technocrates. Leur problème n’est pas de diminuer la consommation en valeur absolue, mais de fournir les outils nécessaires à un marché concurrentiel et de stimuler la croissance économique sous un label « vert » frelaté.

La planète peut continuer à s’étouffer tranquillement, les technocrates présentant une incurable résistance au changement.

À suivre

La fin de cette instructive réunion de la Métro est hélas perturbée par deux interventions de la salle. La première, venue de nos rangs, jette à la tribune le refus définitif d’une grande partie de la population. Population méprisée par les élus et qui le leur rend bien.

De son côté, le conseiller municipal d’Herbeys Jean-Michel Taillandier s’étouffe presque de colère. Il renvoie aux nucléocrates leur culpabilité dans l’équipement des logements collectifs en radiateurs électriques « grille-pain » à partir de 1974, pour écouler la production des centrales. Et dans un élan poétique incongru, l’élu rappelle que les fuites d’eau - détectables grâce aux compteurs communicants – font en somme partie du cycle de l’eau, qu’ayant rejoint le milieu naturel, elles descendent à la mer pour pleuvoir à nouveau sur nous, et qu’en substance, les ingénieurs nous emmerdent avec leurs usines à gaz et ne mettront pas les pieds chez lui avec leur quincaillerie. Merci aux quelques élus de terrain restés humains et vivants. Ils sont comme nous les ennemis de la technocratie, de l’organisation cybernétique de nos vies, du monde-machine et de l’efficacité ; comme nous, ils défendent la simplicité et les rapports humains. Que ceux qui se reconnaissent nous rejoignent. Pièces et main d’œuvre 5 juin 2016 PS : on a oublié Michèle Ragache, de l’UFC Que Choisir ! Elle s’est sûrement exprimée à la tribune, mais c’était oubliable. Encore raté pour les professionnels de la consommation qui veulent nous « former ».

1 Cf Le 11 novembre 2002, on peut apporter des fleurs sauvages, sur www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=131
2 Hervé Nifenecker du CEA Grenoble, polytechnicien, prix Leconte de l’Académie des Sciences, sur http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1007 
3 http://www.insee.fr 4 Les courageux peuvent consulter l’usine à gaz https://data.erdf.fr
5 http://www.geomarketing.org/geomarketing.aspx
6 http://groupe.geg.fr/71-nos-projets-smart-energie.htm
7 Cf Linky, la filière grenobloise, Pièces et main d’œuvre, sur www.piecesetmaindoeuvre.com
8 « Valorisation socio-économique des réseaux électriques intelligents », RTE, 2015
9 Le Moniteur des travaux publics et du bâtiment, n°5871, 3 juin 2016

Pour contacter le collectif Grenoble Anti-Linky, écrire à http://grenoble-anti-linky@riseup.net 10 www.epexspot.com

3/ Le courrier du lecteur

Chers opposants à Linky,

Ayant travaillé de nombreuses années dans les mesures des nuisances des ondes électromagnétiques,je pense avoir "un avis autorisé"
 je vous prie de lire l'article suivant.
Je vous conseille d'axer vos revendications sur d'autres points que l'aspect sanitaire : c'est un canular et ne soyez pas les
" moutons" qui répètent sans réfléchir les affirmations d'associations telles que celles des "crétins des toits "

J'ajoute que je n'ai aucun intérêt ni dans Linky ni dans ERDF. J'ai simplement horreur que l'on affirme des points techniques
sans mesures objectives

Amicalement

RM

************* article à paraitre sur ne Net ************

La dangerosité du compteur Linky : réalité ou poisson d’Avril ?

L’hystérie déclenchée par certaines associations est totalement irrationnelle.
On accuse le compteur Linky de tous les maux sans produire une seule donnée mesurable crédible. Cela ressemble à la peur du diable ou des sorcières au moyen âge.
On répète la rumeur sans savoir d’où elle vient. De même que celle de Satan
l’influence des ondes électromagnétiques est maléfique puisque l’on ne les voit pas !!

En fait, la vérité est que l’on veut contester pour des raisons économiques ou politiques
la décision d’ERDF  et pour cela on exploite la peur de gens crédules avec de faux arguments.

Le but de cet article, purement technique, est de fournir de données chiffrées sur la prétendue nocivité des compteurs Linky.

Le mot clé  « ondes électromagnétiques »  engendre depuis peu, toutes sortes d’amalgames et semble synonyme de cancer, Alzheimer, radioactivité, ou autres abominations.

En fait elles sont émises dès qu’un courant électrique passe dans un fil.
C’est un phénomène connu depuis 150 ans et qui apparait dès que l’on éclaire la lumière ou que l’on met en marche n’importe quel appareil électrique ou électronique.

A très haute dose, elles constituent effectivement un réel danger.
Tout est affaire d’intensité.

 On mesure la nocivité en Watts par m² ou en Volt par mètre.
 Celle-ci diminue très rapidement des que l’on s’éloigne de la source.

A savoir :

1- Elle est proportionnelle à la puissance d’émission
2- Elle est aussi proportionnelle à la durée et répétitivité de celle-ci.
3- Elle se divise par 100 chaque fois que l’on multiplie la distance par 10.
                     (Soit le carré pour les matheux de 6ème)

On peut comparer ce phénomène à la chaleur.
Si on met ses mains dans un four on risque de graves brulures,
si on s’éloigne on ne ressent plus rien.

- Le seuil de précaution sur lequel tous les experts sont d’accord est de  0,6 Volts par m.
- Il est loin du seuil de réelle dangerosité qui est de plus de 1000 Volts par mètre.
- Les « électro sensibles » prétendent ressentir des effets à des niveaux plus bas
  mais ils n’ont jamais pu définir un seuil autre que zéro !

Il faut savoir que tous les appareils électroniques sont soumis à une norme internationale
très stricte de Compatibilité Electromagnétique  qui se nomme CISPR 22
On y vérifie par des moyens très sophistiqués qu’ils ne perturbent pas les réceptions radio.

La limite autorisée est de l’ordre de 0,2 millivolts par mètre (millièmes de Volt par m)
C'est-à-dire  3000 fois moins que la limite sanitaire des 0,6 Volts par mètre.

Linky suit obligatoirement cette norme, sinon il serait interdit à la vente.

Il faut savoir que les émetteurs de radio ou TV qui nous entourent ont souvent
des niveaux de champ électrique 10 à 100 fois plus élevés.
Il en est de même des tubes fluorescents ou des parasites automobiles.

C'est-à-dire que le prétendu  rayonnement de Linky y est complètement  noyé
et indétectable.
Si on voulait le faire, cela serait analogue  à vouloir entendre une mouche
voler pendant un concert de rock !

Voyons donc ce qu’il ya dans ce monstre :

Linky est identique du point de vue construction aux compteurs
électroniques installés depuis des  années sans que personne n’en parle.

La seule nouveauté est que l’on utilise une technologie appelée Courants Porteurs en Ligne
pour communiquer à ERDF une fois par jour le détail de la consommation de la journée.
Cette émission dure une minute pendant la nuit. Comme nous l’avons expliqué
Elle n’est détectable que par des dispositifs complexes et se noie dans les
nombreux signaux qui transitent sur le secteur.

Ceux qui protestent sur une si courte émission faite sur les lignes extérieures à leur domicile oublient qu’ils sont soumis, à l’intérieur  et 24H/24 :

1-     A des rayonnements d’intensité des centaines de fois supérieurs provenant de leur
       ligne ADSL ou des « plugs CPL » permettant la distribution d’Internet.

2-    Des milliers de fois supérieurs  provenant de leur Box Wifi.

3      - Et surtout  des millions de fois des téléphones portables qu’ils collent pendant des
         heures à leurs oreilles.

Pour comprendre de telles proportions il suffit d’un niveau de maths de 6ème :
En effet :
- Comparons un Linky qui  émet 10 mW (10  millièmes de Watts) à  une distance de10 m
  et  un téléphone mobile émet un 1 W à 1 cm du cerveau
- Le rapport des puissances nuisibles est de  100 pour 1 entre les puissances

Le rapport des distances est de  1000…..soit au carré = 1 000 000.

On tombe donc sur un rapport de nuisance de 100 Millions !!!
Quand au rapport des durées on passe de 1 minute par jour
à parfois plusieurs heures (soit encore un facteur de plus de 100)

Les électro sensibles devront trouver d’autres coupables que Linky  pour leurs maux de tête!

 

4/ Le communiqué du collectif No Linky

Les membres de ce collectif appellent à un rassemblement le 2 avril à 14h place de la mairie à Pont de Claix pour que la Métro prenne un délibéré intedisant la pose des compteurs dans l'agglomération grenobloise. 
Depuis le mois de novembre, les trés contestables et contestés compteurs Linky sont posés dans l'agglomération grenobloise (et dans toute la France).
Des collectifs se créent un peu partout pour dénoncer leurs multiples nuisances (santé, espionnage, cout, chomage, opacité ).

En février Saint Nizier du Moucherotte, puis Luzinay étaient les 2 premières communes de l'Isére à refuser ces compteurs sur leur territoire.
Le 24 février, un rassemblement, organisé par le collectif No linky, réunissait une cinquantaine de personnes sur la place de la mairie a Pont de Claix.
Le 09 mars ,le maire Christophe Ferrari recevait une quinzaine d'habitants de la commune venus lui demander de prendre à son tour un délibéré contre la pose de ces compteurs.
Il se réfugiait derriere la loi tout en reconnaissant le droit individuel à refuser le compteur.
Son argumentation ne convainquait pas grand monde. En effet si la loi permet le refus individuel, elle permet aussi celui des communes et collectivités, propriétaires des compteurs. D'ailleurs une cinquantaine de communes ont déja pris des délibérations en ce sens.

La seule chose sur laquelle nous sommes tombés d'accord est que c'est désormais la Métro qui est propriétaire des compteurs.
Nous en prenons acte et en tirons les conclusions en organisant, avec l'ensemble des opposants de l'agglomération, un nouveau rassemblement pour demander a Christophe Ferrari, président de la Métro, de suspendre la pose des compteurs dans toute l'agglomération.
Nous vous convions a ce rassemblement le 02 avril a 14h, place de la mairie a Pont de Claix.

Collectif No Linky - http://collectifnolinky@gmail.com
collectif antennes Villeneuve collectifantennesvn@gmail.com
stop-compteur-linky@riseup.net
Des opposants de Saint Martin d'Hères, Echirolles, Fontaine, du plateau du Vercors et d'ailleurs.
 

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Comments (1)

  • claude38 (non vérifié)

    Je voudrais ici exprimer mon dégout vis à vis des manipulateurs, grands naifs préformatés et irresponsables (avec ces gens là le cancer a un avenir radieux...et radiatif) qui interviennent sous couverts d'une prétendu approche scientifique pour nous refourguer, en y ajoutant leur petite musique méprisante à l'encontre des mal pensants et autres dissidents qui ne foncent pas têe baissée dans l'avenir radieux (et radiatif) du grand TOUT CONNECTE qui se profile à l'horizon, l'argumentaire des services de communication d'ErdeF/Enedis, du conseil régional et des fabriquant les compteurs, un petit monde qui se tient par la barbichette et qui, chacun à sa manière, tire profit du passage en force de ces compteurs.

    Pourtant, sait-on qu'ils ne sont que l'avant garde de quelque chose de bien pire qui se prépare: l'installation de plusieurs millions de concentrateurs et de près de 500000 nouvelles antennes relais, qui vont intensifier considérablement le brouillard électromagnétique délétère dans lequel nous baignons déjà, sans que nous puissions naturellemnt l'éviter.

    Ce qui ajoute encore à leur gravité est que ce sont des ondes pulsées, ce que ERDF se garde bien de vous dire. Ces micro-ondes ondes pulsées sont considérées comme perturbant indiscutablement le vivant par le rapport Bionitiative 2005 (synthèse de toutes les 'études effectuées par les organismes dont l'indépendance vis à vis des industriels a pu être prouvé, les autres: poubelle... ça en a énervé plus d'un, chez les oligarches!)

    Or, là encore comme pour toutes les autres pollutions électromagnétiques il faut tenir compte de toutes les sources de pollution, donc pas d’un seul compteur en particulier, mais de tous les compteurs télé-relevés. En effet, une émission toute les 15 à 20 secondes par compteur signifie que l'environnement est pollué par plus de 4 000 pulses (pics d’émission et d’intensité) par émetteur et par jour. Par exemple 45 000 compteurs pour une aglo de 200000 personnes: ça donne une idée de la densité du brouillard électromagnétique dans lequel les citoyens baignent jour et nuit. Pour l’ensemble du parc de compteurs, les émissions couvrent alors plus de 200% du temps sur 24 heures (car tous les compteurs n’émettent pas leur pulses en même temps, pour éviter les interférences).

     

    Mais il y a encore plus grave: ce sont toutes nos installations électriques (appareillage et cablage) qui vont devenir radiatives, et cela sans commune mesure avec le courant alternatif actuel (50KHZ, avec tout un nuage de fréquences "harmoniques" ou radiofréquences (entre 63 et 95 mégahertz pour le Linky en CPL g3, qui sont injectées dans les circuits, câbles et appareils électriques de toute une maison, ou de tout un immeuble. Or ces équipements ne sont pas prévus pour cela et ne sont pas blindés.

    Encore plus dangeueuses que les OEM irradiées habituelement par les cables électriques, ) ces radiofréquences se retrouvent donc dans l’air environnant, mesurables jusqu’à 2,50 mètres de tous les câbles encastrés dans les murs, les fils électriques apparents et les appareils eux-mêmes, y compris les lampes de chevet de la chambrede vos enfants... Il faut savoir que les fréquences situées entre 50 et MHHZ sont considérées par tous les organismes réellement indépendants des intérêts industriels comme les plus néfastes pour le vivant , interférant avec le fonctionnement intimes de nos cellules (qui vibrent sur des fréquences comparables) et affectant fortement le système immunitaire Elles sont aussi considérées comme cancérogènes par l'OMS.

    En ce qui concerne les études d'impact sanitaire effectuées à l'instigation d'ERDF, elles ont été effectuées ..sur des manequins remplis de plasma. Fallait le faire!

    Je passerai ici sur les avantages financiers tout aussi bidons (et bidonnées) de ce compteur, mais par contre il sera à la base de l'offre de tout un pannel de "produits" très juteux pour les industriels et leurs comparses...

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